
Les méthodes actives

5. Les méthodes actives.
Il y a autant de musicothérapies actives qu’il
existe de praticiens. Néanmoins, on peut distinguer quelques constantes.
Elles sont applicables tant en groupe qu’en individuel.
On les destinera tout particulièrement aux patients éprouvant de grosses difficultés de
verbalisation et de communication.
Ici encore, dans le cas d’une application en groupe, on
déconseillera plus de huit participants. Pourtant dans le cadre institutionnel et le
climat d’austérité actuelle, ce principe commence à ressembler à une gageure.
Les instruments utilisés sont de toutes les sortes et vont
du plus simple au plus élaboré pour autant qu’ils produisent du son (tambourins,
castagnettes, bongos, claves, wood-blocks, maracas, grelots, triangles, métalophones,
xylophone, guitare, accordéon, djembe, etc ...). Ces instruments peuvent également être
le résultat de différents travaux de bricolage. Toutefois, il faudra veiller à un
équilibre entre les instruments de type mélodique et ceux de type non mélodique au
risque de tourner en rond ou de privilégier certains modes d’expression.
Pensons également que le corps humain est un merveilleux
instrument de musique puisqu’il permet l’usage de la voix et des percussions
corporelles.
5.1 L’improvisation en séance individuelle.
Elle peut avoir pour but soit la création sonore soit la
communication.
Dans le premier cas, elle révélera l’état d’âme
du créateur. Dans le second, elle sera centrée sur les échanges non-verbaux grâce à
la médiation de l’instrument.
5.2 Les séances de groupe.
Plusieurs exercices peuvent être proposés et
le relevé qui suit est loin d’être exhaustif.
- Les participants sont réunis en cercle et en position
assise. On fait circuler un tambourin de main en main dans le sens horaire et
anti-horaire. Le donneur donne en même temps que l’instrument, le nom du receveur.
- Le tambourin va être transmis à l’un et à
l’autre des participants en le faisant glisser sur le sol. Le donneur indiquera en
même temps le nom du receveur.
Il sera intéressant d’observer la nature du geste du
transmetteur (ex. doux ou agressif) ainsi que les personnes qui reçoivent fréquemment,
peu ou pas du tout le tambourin.
- La création musicale sera de nature mélodique ou
rythmique selon les instruments employés et le degré de maîtrise des dits instruments
par les participants (ex. Utiliser un flûte quand on n’a pas appris à en jouer).
Mais cela ne veut sûrement pas dire qu’il faut être
premier prix de Conservatoire, ni même aguerri à la pratique du solfège ou d’un
instrument pour participer à ce type de séance.
Parmi les exercices les plus courants relevons ...
• L’improvisation au départ d’un rythme ou
d’une mélodie sur base ou non d’un thème.
• Le dialogue mélodique ou rythmique entre deux
participants ou deux familles d’instruments grâce à la médiation de
l’instrument.
• Le canon mélodique (seulement pour les personnes plus
expérimentées en musique).
Remarque: Les techniques vocales.
La voix est une technique en soi même si elle peut
s'associer à ce qui a été décrit ci-dessus.
“La voix aide à la prise de conscience du corps et à
la localisation dans l’émission des sons” (J. Jost. Equilibre et Santé par la
musicothérapie. Page 53). |