{"id":1626,"date":"2024-01-15T09:56:15","date_gmt":"2024-01-15T08:56:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aecoute.net\/?p=1626"},"modified":"2024-01-15T09:57:46","modified_gmt":"2024-01-15T08:57:46","slug":"la-grippe-aviaire-menace-un-million-de-connards","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aecoute.net\/index.php\/2024\/01\/15\/la-grippe-aviaire-menace-un-million-de-connards\/","title":{"rendered":"La grippe aviaire menace un million de connards"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/ObjetdeLecture\/posts\/pfbid0qaN3hPtjQpioLTreiAQp7ofJ4pbyHGuv34ERiDp1Ztcs82Tw97zSRuiQCeDxTEyol\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"701\" height=\"595\" src=\"https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Capture-decran-2024-01-15-095152.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1627\" srcset=\"https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Capture-decran-2024-01-15-095152.png 701w, https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Capture-decran-2024-01-15-095152-300x255.png 300w\" sizes=\"(max-width: 701px) 100vw, 701px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En ces temps de turbulence \u00e9ditoriale, de la une du journal \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui en France\u00a0\u00bb un \u00e9cho se fait entendre : un battement d\u2019ailes qui trouble le calme de la raison et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de la presse \u00e9crite. Le journal a titr\u00e9 : \u00ab La grippe aviaire menace un million de connards \u00bb. Quel canard ! Voici qu\u2019une bande de palmip\u00e8des, sujets volatiles d\u2019une \u00e9pid\u00e9mie annonc\u00e9e, se retrouve m\u00eal\u00e9e \u00e0 un quiproquo lexical, un lapsus de plume si aiguis\u00e9 qu\u2019il pourrait fendre l\u2019air d\u2019un vol de canards sauvages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la lign\u00e9e d\u2019un esprit satirique arm\u00e9 de son ironie la plus ac\u00e9r\u00e9e, d\u2019un jongleur de mots et d\u2019un ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie, on pourrait imaginer un article qui dirait ceci :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au sein de nos contr\u00e9es foisonnantes, o\u00f9 la cocasserie semble parfois l&#8217;emporter sur la clairvoyance, un malentendu s&rsquo;est gliss\u00e9, tel un intrus, dans les trames de notre quotidien. Le canard, ce volatile si souvent confit dans nos assiettes, a \u00e9t\u00e9 confondu avec son homonyme moins plum\u00e9 mais tout aussi roturi\u00e8rement \u00e9voqu\u00e9. L\u2019un gazouille, l\u2019autre gronde ; l\u2019un vole, l\u2019autre insulte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un esprit vif et gourmand y voit un \u00ab confit d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00bb, apr\u00e8s ce qui semble \u00eatre une \u00ab prise de bec linguistique \u00bb sans pr\u00e9c\u00e9dent. \u00ab Un canard dans le marais de la langue fran\u00e7aise, quiproquo croustillant \u00bb, dirait-il, o\u00f9 les plumes se m\u00e9langent aux mots, les sifflements aux rires \u00e9touff\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une autre, avec un jeu de mots qui ferait p\u00e2lir d\u2019envie un jongleur lexical, s\u2019exclame : \u00ab Ils sont tous dans le m\u00eame coin (coin) \u00bb, faisant allusion \u00e0 la fois \u00e0 la convergence des foyers de contagion et \u00e0 certaines r\u00e9flexions hexagonales, en particulier sous \u201cle doux soleil de Tourcoing\u201d, nous chantonne Bourvil au clair de lune.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre apporte sa solution et r\u00e9torque avec une pointe de pragmatisme morbide que cela \u00ab peut faire un peu de place \u00bb, soulignant ainsi, peut-\u00eatre, l&rsquo;espace lib\u00e9r\u00e9 par les volatiles disparus ou par les esprits bien plac\u00e9s qui volent autour de Marianne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un esprit taquin rappelle \u00ab \u00e0 la vol\u00e9e \u00bb que depuis 2017, le nombre de ces malheureux palmip\u00e8des, ou devrait-on dire de ces \u00ab malheureux sots \u00bb, a s\u00fbrement augment\u00e9. Un clin d&rsquo;\u0153il satirique \u00e0 la croissance d\u00e9mographique de nos amis \u00e0 plumes ou peut-\u00eatre \u00e0 celle, moins amusante, de nos propres travers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, dans un article imaginaire, nous aurions tiss\u00e9 un r\u00e9cit o\u00f9 chaque protagoniste apporte sa note dans un concert de r\u00e9actions. Un esprit satirique aurait souri de ce tableau, un jongleur de mots aurait applaudi la prouesse linguistique, et un ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie aurait certainement conclu avec une pointe de son humour noir que, dans le fond, nous sommes tous des canards dans l\u2019\u00e9tang de l\u2019existence, parfois menac\u00e9s par les virus de la vie, souvent sauv\u00e9s par l\u2019antidote universel : l&rsquo;humour.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En ces jours de confusion, o\u00f9 le mot d&rsquo;esprit vaut bien un festin, rappelons-nous qu&rsquo;un canard, qu&rsquo;il soit de la basse-cour ou de l&rsquo;encrier, finit toujours par se faire plumer. Alors, chers lecteurs, que ce soit \u00e0 la une de vos journaux ou dans les m\u00e9andres de vos pens\u00e9es, laissez la satire \u00eatre votre guide et le rire, votre compas. Car, dans le grand marais des mots, il vaut mieux \u00eatre le satiriste qui les manie que l\u2019auteur chez qui le canard s\u2019envole. Il risque fort de se faire canarder !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En ces temps de turbulence \u00e9ditoriale, de la une du journal \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui en France\u00a0\u00bb un \u00e9cho se fait entendre : un battement d\u2019ailes qui trouble le calme de la raison et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de la presse \u00e9crite. Le journal a titr\u00e9 : \u00ab La grippe aviaire menace un million de connards \u00bb. Quel canard ! 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