{"id":2416,"date":"2025-01-12T11:58:53","date_gmt":"2025-01-12T10:58:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aecoute.net\/?p=2416"},"modified":"2025-01-12T12:06:48","modified_gmt":"2025-01-12T11:06:48","slug":"sous-ce-lilas-la","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.aecoute.net\/index.php\/2025\/01\/12\/sous-ce-lilas-la\/","title":{"rendered":"Sous ce lilas-l\u00e0"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/lilas-la.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2417\" srcset=\"https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/lilas-la.jpg 1024w, https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/lilas-la-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/lilas-la-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.aecoute.net\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/lilas-la-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>De l\u2019\u00e9crit \u00e0 la voix : Le voyage d\u2019un souvenir<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout a commenc\u00e9 par quelques lignes \u00e9crites un 26 avril 2017. Une publication sur Facebook, simple et spontan\u00e9e, d\u00e9pos\u00e9e l\u00e0 comme un murmure au milieu du tumulte num\u00e9rique. J\u2019y \u00e9voquais des souvenirs d\u2019enfance, ceux qui remontent parfois sans crier gare, port\u00e9s par le parfum des lilas ou le souvenir d\u2019une voix disparue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En ce mois de janvier 2025, ce texte est revenu frapper \u00e0 la porte de ma m\u00e9moire. Les souvenirs d\u2019autrefois, un peu trop bouscul\u00e9s par le pr\u00e9sent, se sont invit\u00e9s sans pr\u00e9venir. J\u2019ai senti ce besoin de leur donner une autre forme, un autre souffle. \u00c9crire ne suffisait plus. Il fallait que ces mots prennent voix, qu\u2019ils aillent plus loin, puis qu&rsquo;ils vibrent autrement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ainsi qu\u2019est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e de transformer ces mots en une chanson. Des paroles directes, nues, qui laissent place \u00e0 l\u2019\u00e9motion brute. Mais trouver le bon ton, la bonne texture sonore, a \u00e9t\u00e9 un chemin sinueux. Chaque mot devait sonner juste, chaque silence devait r\u00e9sonner.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant des heures, j\u2019ai explor\u00e9 des sons, des rythmes, des \u00e9motions. J\u2019ai cherch\u00e9 cette interpr\u00e9tation qui ne trahirait pas la sinc\u00e9rit\u00e9 du texte, mais qui l\u2019amplifierait. Ce fut un travail de patience et d\u2019exigence, entre h\u00e9sitations et r\u00e9v\u00e9lations. Trouver cette voix qui raconte sans artifice.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, je vous propose de d\u00e9couvrir ce cheminement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019abord, le texte original, fragile et sinc\u00e8re, tel qu\u2019il est n\u00e9.<br>Puis, cette chanson, ces paroles, o\u00f9 les souvenirs prennent chair dans les vibrations des mots.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est un pont entre hier et aujourd\u2019hui. Un hommage \u00e0 ce qui fut, \u00e0 ce qui reste. Une tentative de figer l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, de donner un peu de poids \u00e0 ces souvenirs qui nous traversent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Merci de prendre le temps d\u2019\u00e9couter, de lire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et si ce texte ou cette chanson r\u00e9sonnent en vous, sachez que c\u2019est dans cet \u00e9cho que mes mots prennent tout leur sens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Texte :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sous ce lilas-l\u00e0, Lili ne lisait pas l\u2019Iliade.<br>Il n\u2019y avait pas Hom\u00e8re,<br>juste grand-m\u00e8re qui racontait sobrement<br>quelques pages de l\u2019Odyss\u00e9e de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son Pajotteland, son enfance&#8230;<br>Le temps d\u2019antan que le vent emporte avait suspendu son vol,<br>nous laissant jouir de ces derni\u00e8res heures propices.<br>Bient\u00f4t, tu partirais vers le r\u00e9seau terminus,<br>me laissant ces quelques souvenirs qui \u00e9taient tiens<br>et sont devenus miens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une de ses chansons, Brel trouvait ind\u00e9cent<br>que ces faux amis ne meurent pas au printemps,<br>quand on aime le lilas.<br>Toi, tu es partie avec le printemps, me laissant l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nos chemins, tiss\u00e9s d\u2019\u00e9changes, allaient bient\u00f4t se s\u00e9parer.<br>Je quitterais bient\u00f4t l\u2019appartement au-dessus de la maison o\u00f9 tu vivais,<br>et toi, tu finirais d\u2019abord \u00e0 l\u2019h\u00f4pital,<br>o\u00f9 je constatais, \u00e0 mon grand d\u00e9sarroi,<br>que la raison t\u2019avait quitt\u00e9e et que tu vivais d\u00e9sormais confuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De ce lieu, tu passerais en maison de repos,<br>puis au cimeti\u00e8re.<br>Triste fin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis, chaque printemps me ram\u00e8ne \u00e0 toi<br>avec ces bouquets de lilas.<br>Et leurs senteurs me font revenir \u00e0 nos souvenirs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les mus\u00e9es que tu m\u2019avais fait d\u00e9couvrir,<br>les escapades \u00e0 Bruxelles,<br>les voyages d\u2019un jour.<br>Les promenades dans la nature,<br>le long des chemins de terre et du canal avec la chienne Dolly.<br>Les gaufres et les cr\u00eapes au fin fond de l\u2019hiver.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parfois, des publications du P\u00e9ruwelz d\u2019autrefois me ram\u00e8nent \u00e0 toi.<br>Toi, femme de poigne,<br>femme \u00e0 l\u2019influence discr\u00e8te mais efficace.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ironie supr\u00eame,<br>c\u2019est d\u2019entendre maman parler de toi aujourd\u2019hui,<br>elle qui a d\u00e9j\u00e0 bien d\u00e9pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge que tu avais atteint.<br>On croirait tous les d\u00e9mons dont elle t\u2019affublait disparus.<br>Et quand je la regarde, je te vois en bien pire.Toi, au moins, tu \u00e9tais honn\u00eate,<br>et tu n\u2019avais pas de porte d\u00e9rob\u00e9e pour balancer ta v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe title=\"L&#039;Oreille du Psy : Si j&#039;\u00e9tais Rimbaud - Sous ce lilas-l\u00e0\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dfAbW-Qa2h8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Chanson :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Intro &#8211; word spoken<br>Sous ce lilas-l\u00e0\u2026 Lili ne lisait pas.<br>Pas l\u2019Iliade, pas Hom\u00e8re.<br>Juste grand-m\u00e8re\u2026<br>Qui murmurait des fragments d\u2019Odyss\u00e9e,<br>Des souvenirs \u00e9gar\u00e9s, des instants fig\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Couplet 1<br>Ton \u201cPailloteland\u201d, ton enfance d\u00e9li\u00e9e,<br>Suspendue dans l\u2019air\u2026 le vent s\u2019est arr\u00eat\u00e9.<br>Bient\u00f4t, tu partirais, discret terminus,<br>Me laissant des souvenirs, un peu tiens, un peu plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Refrain<br>Et chaque printemps me ram\u00e8ne \u00e0 toi,<br>Sous ces lilas-l\u00e0 , j\u2019entends ta voix.<br>Les mus\u00e9es, les rires, les jours suspendus,<br>Dans l\u2019\u00e9cho des fleurs, nos souvenirs ont plu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Couplet 2<br>Bruxelles en vadrouille, les chemins du canal,<br>Dolly qui court, insouciante et royale.<br>Les gaufres, les cr\u00eapes au c\u0153ur de l\u2019hiver,<br>Chaleur d\u2019un instant, douceur \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pont<br>Et Brel chantait l\u2019ind\u00e9cence,<br>De ne pas mourir au printemps,<br>Toi, tu l\u2019as fait\u2026 sans pr\u00e9venir,<br>Laissant l\u00e0\u2026 ce vide \u00e0 ravir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Refrain<br>Et chaque printemps me ram\u00e8ne \u00e0 toi,<br>Sous ces lilas-l\u00e0, j\u2019entends ta voix.<br>Les mus\u00e9es, les rires, les jours suspendus,<br>Dans l\u2019\u00e9cho des fleurs, nos souvenirs ont plu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Outro<br>Toi, femme de poigne, discr\u00e8te, sinc\u00e8re,<br>Pas de d\u00e9tour pour dire ce qui est clair.<br>Sous ce lilas-l\u00e0\u2026 je t\u2019\u00e9coute encore,<br>Parfum d\u2019absence\u2026 murmure d\u2019or.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fin<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019\u00e9crit \u00e0 la voix : Le voyage d\u2019un souvenir Tout a commenc\u00e9 par quelques lignes \u00e9crites un 26 avril 2017. 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