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Psychologie du quotidien

Qu’y a-t-il dans la machine ?

Jean DIERKENS qui m’a donné cours à l’Université de Mons présentait dans son cours de psychologie générale une comparaison entre notre psyché et un ordinateur. Nous étions au début des années 1980, l’informatique était une puissance montante mais pas encore arrivée au point où elle en est aujourd’hui. Je pense que l’informatique de demain sera encore bien plus puissante. Si cette comparaison entre la psyché et l’ordinateur pouvait sembler chimérique en 1980, aujourd’hui, l’apparition de la robotique, de l’homme amélioré, de l’intelligence artificielle, … donnent à la comparaison une assise beaucoup plus réaliste et étayée.

Dans cette capsule, je présente notre hardware et notre software. C’est le schéma de Jean DIERKENS, du moins ce que j’en ai retenu (Mon syllabus s’étant perdu dans les déménagements divers et l’humidité d’un garage mal isolé de l’humidité).

Le hardware, c’est notre cerveau. On est beaucoup plus documenté sur la question qu’en 1980. Les neurosciences, comme l’avait prévu Jean DIERKENS ont évolués et nous apportent quantité de données nouvelles. La recherche bat son plein. Les mythes du cerveau gauche – droite, ont fait place à la description du cerveau haut – bas. Aux rôles de l’ocytocine, de l’adrénaline, de la dopamine, … . L’analyse du cerveau met en évidence certaines zones de notre hardware, telles le striatum, le lobe préfrontal, … . Nous allons de découvertes en découvertes.

Du côté des software, aussi, il y a du neuf.

Je dirais pour ma part qu’il y a des programmes préinstallés ou mis dans notre mémoire R.A.M. tels tous les automatismes de notre cerveau.

Je ne peux pas les détailler ici mais je vous invite à regarder quand vous le pouvez une intéressante émission en deux volets qui fût en son temps diffusée sur ARTE : Les automatismes de notre cerveau. Vous serez rapidement édifiés. On se rend compte que la où nous nous croyons libres, nous sommes quand même bien déterminés. Par exemple, en ce qui concerne nos coups de foudre amoureux, notre volonté pas si forte que cela, … .

Il reste les softwares liés à nos apprentissages d’abord conscients puis peu à peu automatiques et inconscients au fur et à mesure qu’ils se répètent et s’engramment dans nos neurones.

Je m’amuse parfois quand j’entends des collègues encore opposé Freud et l’approche comportementale. Car en définitive, quand on passe par les automatismes inconscient, on retrouve l’inconscient découvert par Freud sauf qu’il faudrait expurger sa pensée d’un dogmatisme certain.