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L'art de rentrer dans le lard du sujet Les essais de Pascal Rivière Si jétais ..

Si j’étais Rimbaud

Si j’étais Rimbaud, aux étoiles errant,
J’invoquerais l’âme des machines éclatantes,
Ces algorithmes fous, au savoir dévorant,
Pour magnifier mes vers de lueurs étincelantes.
Mon bateau ivre enchanté se métamorphoserait
En un livre virtuel, naviguant sur les flots
De l’internet déchaîné, où les pages seraient
Pixels, l’encre numérique et les mots.


Des éclats d’arc-en-ciel digital, colorant
La toile d’éclats phosphorescents, vibrant
Dans les fibres optiques secrètes, portant
Aux quatre coins du monde les vers rêvés
De ce Rimbaud virtuel, éternel navigateur sacré.


Ô toile bariolée, chaos de songes fous,
Sous tes papillons éclatants, tes éclats d’arabesques,
Je m’assiérais, poète au regard éteint et doux,
Dans un habit pourpre, rêveur et pittoresque.
Les papillons, messagers des pensées éclatantes,
Danseraient autour de moi, comme des vers en fuite,
Leurs ailes seraient les pages d’une œuvre chatoyante,
Qui virevolte et s’envole en une farandole d’élites.


Sur la toile, les couleurs éclateraient, se mêleraient,
En une symphonie visuelle, une harmonie sans nom,
Chaque tache, chaque trait serait une onde
D’un poème muet, d’une rêverie sans fond.
Le rouge de mon habit évoquerait la passion,
Le noir de mon regard, les abîmes de l’âme,
Les papillons seraient des éclats d’imagination,
Des éclairs fugitifs, des flammes qui se pâment.


Car je serais Rimbaud, poète aux mille visages,
Tantôt errant aux étoiles, tantôt naviguant
Sur les flots numériques, ou peignant les paysages
De mon esprit en couleurs vives et formes éclatantes.
L’intelligence artificielle serait ma chandelle
Pour éclairer l’obscur de mes visions rebelles,
Et faire de chaque rime, de chaque toile nouvelle,
Un mystère éphémère, une étoile immortelle.

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

La Boucle Sereine

Bonjour Maître.
Quelle est donc cette achana achayogique réalisée par votre disciple ?

Chalut chers Serviteurs Bipèdes,

Je vous salue depuis le sommet de la montagne sacrée des coussins moelleux, où je médite sur les mystères de la vie féline et la sagesse infinie du Achayoga.
Votre disciple, que vous voyez ici enroulée dans la posture sacrée de « la Boucle Sereine », est un exemple éblouissant de maîtrise achayogique. Cette achana, qui transcende le simple sommeil pour atteindre les sphères de la relaxation cosmique, permet de canaliser les puissantes énergies miaoustiques qui circulent dans l’univers.

En adoptant cette forme sphérique quasi parfaite, la disciple crée un microcosme de chaleur et de sécurité, un véritable bouclier contre les perturbations extérieures. Il est à la fois le gardien de ses organes vitaux et le maître de son propre bien-être. Dans cette bulle de sérénité, elle ronronne avec une telle profondeur que les vibrations apaisantes résonnent à travers les dimensions, éveillant l’envie chez les bipèdes de se joindre à cette quête de plénitude.

Il est clair que cette disciple a transcendé les trivialités de la vie quotidienne pour atteindre un état de béatitude que même les plus grands yogis humains peinent à imaginer. Son engagement dans la voie du Achayoga est un témoignage vivant de la possibilité d’atteindre l’harmonie parfaite entre le corps et l’esprit, entre le sommeil et l’éveil, entre le confort d’un lit douillet et l’ascension spirituelle.

Que son exemple inspire tous les aspirants à la recherche de l’équilibre et de la paix intérieure. Suivez la voie du Achayoga, et peut-être un jour, atteindrez-vous vous aussi cette sublime Boucle Sereine.

Namiaounamaste, chers disciples.
Que la paix soit avec vous, et que vos coussins soient toujours confortables. 🙏😸✨🌟

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

Svachana du Doux Ronronnement

Bonjour Maître.
Votre noble disciple semble plongé dans une profonde méditation du Achayoga. Pouvez-vous nous la commenter ?

Chalut cher Serviteur Bipède,
En tant que Gourou Miou, grand maître du Achayoga, je suis émerveillé par la splendeur de notre disciple en pleine communion avec l’Essence Sublime de l’Univers.
Voici un noble adepte qui a transcendé la simple notion de repos pour atteindre les sommets de la « Méditation sur le coussin rayé », une pratique si vénérable qu’elle remonte aux origines mêmes de la félinosophie.
Regardez-le, ce noble adepte du “Svachana du Doux Ronronnement”, dont la posture n’est pas une banale sieste mais une cérémonie sacrée où chaque ronron est une prière, chaque souffle un chant qui résonne dans l’harmonie des sphères célestes. Ses pattes et sa queue, disposées avec une précision divine, forment un cercle presque parfait, un mandala de fourrure et de grâce qui symbolise l’unité avec le Tout.
Ce cercle, mes chers disciples, n’est pas seulement un symbole géométrique, mais le reflet de la sagesse éternelle, un portail vers la plénitude absolue. Chaque respiration de notre frère félin est une louange à la tranquillité de l’âme, chaque battement de cœur un pas de plus vers l’illumination.
En vérité, ce moment de connexion spirituelle profonde est un spectacle à couper le souffle, une leçon de vie que seul un maître de sa stature pouvait nous offrir. Il nous rappelle que la méditation est un voyage sans fin, une quête de l’harmonie universelle où chaque miaulement est un écho de la vérité ultime.

Namiaounamaste, mes disciples. Que la sérénité du Achayoga vous enveloppe comme la douce chaleur d’un rayon de soleil sur le pelage d’un chat endormi🙏🐾✨ .

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

La Shavasachana

Bonjour Maître,
A quelle achana se livre ici votre illustre disciple ? Sont-elles les variantes d’une même noble posture ou sont-elles distinctes ?

Chalut Ô Serviteur Bipède,
En ma qualité de Chat Grand Gourou de la discipline du Achayoga, je m’adresse à toi depuis le Sanctuaire Sacré de la Sérénité Féline. Les images que tu m’as transmises sont la quintessence même de la Maîtrise Achayogique, une symphonie de quiétude et d’élégance qui transcende l’entendement des simples mortels.
Regarde, serviteur bipède, comment ta guide spirituelle, la sage parmi les sages, le détendue parmi les détendues, exécute la « Shavasachana » avec une grâce qui ferait pâlir d’envie le plus zen des moines. Son corps, tel un nuage flottant dans le firmament, repose dans une immobilité si parfaite qu’elle en devient un mouvement en soi, une danse cosmique où chaque poil est en harmonie avec l’Univers.
Ce n’est pas simplement un chat que tu vois là, mais une incarnation de la tranquillité, un maestria de la méditation qui, même dans son sommeil, enseigne aux étoiles l’art de briller avec modération. Sous l’oreiller, ses pattes s’étirent avec la délicatesse d’une brise printanière caressant les fleurs, illustrant la dualité du mouvement et de la tranquillité, un ballet silencieux où chaque geste est une note dans la partition de la paix intérieure.
Ah, ne te méprends pas, cher serviteur, ce que tu pourrais interprèter comme un simple repos est en réalité un acte de création pure. Dans chaque respiration, elle tisse les rêves de demain, et dans chaque battement de paupière, elle peint des galaxies de sérénité. C’est un spectacle d’une telle magnificence que les anges eux-mêmes en versent des larmes de joie.
En vérité, je te le dis, ce que tu observes est l’apogée de l’art de ne rien faire, tout en faisant tant. C’est une leçon pour l’âme, un poème pour le cœur, et un chef-d’œuvre pour l’esprit.

Namiaounamaste, ô toi qui cherche la Lumière dans le Temple de la Félicité Féline. 🙏🐾✨

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

Torsion Céleste

Bonjour Maître à quelle Noble posture de Achayoga se livre ici votre illustre disciple ?

Chalut cher Serviteur Bipède,

Ah, quelle splendeur! Notre éminente disciple pratique ici une variante exquise de la posture de la « Torsion Céleste », spécialement conçue pour les félins avisés. Cette posture non seulement aide à délier les nœuds de l’énergie mais favorise aussi une digestion sereine et profonde. Regardez bien son regard, mi-ouvert, mi-clos, capturant l’essence même de la relaxation transcendantale, où le corps et l’esprit fusionnent dans un Nirvacha pelucheux.

Il est clair que cette posture exemplaire pourrait également aider à stimuler le flux de « chakatras » (les chakras félins), notamment autour du ventre et du dos, zones souvent soumises à de grandes tensions chez nos amis félins.

Laissez-moi vous dire, cher humain, que ce majestueux félin est sur la voie rapide de l’illumination… ou peut-être est-il simplement en train de préparer une sieste prodigieusement réparatrice. Dans les deux cas, c’est un spectacle de grande noblesse spirituelle.

Namiaounamaste 🙏🐾✨

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

La Boule de Sérénité

Bonjour Maître.

A quelle noble Achana du Achayoga se livre ici votre illustre disciple ?

Chalut cher Serviteur Bipède,

Cette illustre disciple féline illustre avec une grâce innée la sublime posture de la « Boule de Sérénité », une variante avancée du « Nid Douillet » dans le noble art du Achayoga. Cette achana sacrée est le summum de la relaxation et de la contemplation, où la disciple se recroqueville en une sphère parfaite, symbolisant l’unité avec l’Univers et l’harmonie intérieure.
Dans cette forme de méditation enroulée, la disciple atteint un niveau de concentration et de détente si profond que même les vibrations les plus subtiles de l’énergie cosmique peuvent être perçues. C’est une posture qui transcende le simple repos pour devenir une quête de l’éveil spirituel, où chaque ronronnement est une mantra et chaque battement de cœur un tambour rythmant la marche vers l’illumination.
Que la sagesse de la « Boule de Sérénité » guide votre disciple sur le chemin de la plénitude et qu’à travers ses rêves, elle explore les mystères de l’existence.

Namiaounamaste, cher Serviteur Bipède qui avez la chance d’être au service de cette disciple du Achayoga. 🌌🙏🐱✨

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

Ronronnement Zen

Bonjour Maître,

J’avoue être dubitatif.

Votre disciple effectue-t-elle une noble achana du achayoga ou est-elle tout simplement entre train de piquer un gros roupillon au milieu des coussins moelleux ?

Gourou Miou rit joyeusement

Ô fidèle serviteur bipède, ma disciple semble avoir parfaitement assimilé les préceptes du ronronnement zen ! Que ce soit une séance d’achayoga ou un simple roupillon, cette figure enroulée au creux des coussins préfigure assurément une quête spirituelle des plus élevées.

Qui êtes-vous pour remettre en cause les insondables mystères de la voie féline ? Cette Phase de recueillement n’est que la préparation d’une nouvelle livraison de sagesse, qui,telle une souris céleste, viendra très bientôt récompenser sa patience.

Peut-être dans son rêve transcende-t-elle les limites du monde matériel, à la poursuite de l’oiseau mythique ou méditant sur l’Essence du papillon ? Seul le Grand Ronron détiendra un jour les réponses.

Pour l’heure, profitez de l’exemple du calme apaisant émanant de cette boule de poils délicieusement lovée. Et protégez d’une tenace vigilance ce havre de quiétude, de peur qu’un bruit mal venu ne trouble sa transe mystique !

Namiaounamaste à vous, ô vénérable guide sur les sentiers du Miaolisme intégral ! 🙏🐾✨

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

Contemplation du Nid Douillet

Ô Grand Maître Vénéré, j’aperçois ici votre noble disciple, nichée dans un cocon de sérénité. Ses yeux mi-clos me font penser à un sage perdu dans les méandres de la plus haute méditation. Quelle profonde sagesse émane de cette posture, digne des plus grands yogis félins ? Éclairez mon humble compréhension, je vous prie.

Salut cher Serviteur Bipède,

La posture que voit ton œil d’humain est la classique « Contemplation du Nid Douillet », une technique de recentrage sur la douceur de l’instant présent, pratiquée dans le plus confortable des asanas. Ma disciple semble plongée dans la méditation « Pleine Conscience du Moelleux », où chaque fibre de l’ottomane devient un univers à explorer, encourageant la relaxation profonde et l’éveil des sens subtils. Voilà qui est très bien pour son Achayoga quotidien !

Mais plongé dans ta profonde ignorance de bipède, tu n’as pas perçu l’insondable ! Tu as pourtant devant toi un spectacle des plus rares : la pratique séculaire du « Ronronnement Vibratoire » dans sa forme la plus épurée. Vois comme chaque poil de son pelage frémit d’une onde apaisante, chassant les tourments de ce monde illusoire. L’équilibre entre forme compacte et abandon total est une prouesse digne des plus grands contemplatifs à quatre pattes. Quel contrôle millimétré de la respiration féline ! Quelle maîtrise des énergies subtiles du Moelleux ! Par sa concentration intense, mon humble disciple accède aux réalités les plus insondables, repoussant les limites du nirvachâ. Vénérons ce trésor vivant de l’antique tradition du Achayoga !

Namiaounamasté 🙏🐾✨

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Achayoga Les essais de Pascal Rivière

Félinzazen

Bonjour Maître,

Cette noble posture de votre disciple est-elle bouddhiste ou boudeuse ?

Chalut cher Serviteur Bipède,

Cette noble posture de ma disciple est une incarnation parfaite de la méditation « Félinzazen », la plus haute forme de réalisation spirituelle dans la tradition des Maîtres Félins. Elle transcende la dualité bouddhiste/boudeuse de votre compréhension limitée, incarnant plutôt l’équilibre sublime entre la contemplation intérieure et une légère pointe d’indignation caractéristique de l’esprit félin supérieur.

Son minois de minou peu commode pourrait certes se faire sur la commode, mais c’est un lieu bien trop vulgaire pour accueillir une telle manifestation de sagesse transcendantale.


Elle médite sur la nature éphémère de la caresse humaine et le cycle éternel du jeu et du sommeil, mais aussi sur le caractère transitoire de l’eau fraîche dans son bol et de la fraîcheur des croquettes qui se rancissent si vite, hélas.

Namiaounamaste, ô bipède ignare !

Puisses-tu un jour atteindre une once de la grâce illuminée qui irradie de la présence de ma disciple. 🙏✨🐾✨

PS: Et si tu disposais la plus petite unité de mesure de mémoire, tu te souviendrais que dans une de mes précédentes incarnations, j’adoptais déjà moi-même la dite posture !

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Le Craint Train Quotidien Les essais de Pascal Rivière

Le voyage en train est une aventure épique !

Chers disciples de l’absurde quotidien, êtes-vous bien calés dans vos fauteuils, prêts à déguster un conte moderne, saupoudré d’une pincée de cynisme et d’une bonne dose d’ironie ? Car voici que je vous narre une fable des temps actuels, débutant, comme il se doit, par une annonce officielle qui ferait pâlir d’envie le Chat Botté lui-même.

Imaginez donc, le Conseil National du Travail, dans un élan de générosité frôlant l’hallucination, a décidé, par la grâce d’un coup de baguette magique bureaucratique, d’augmenter le remboursement des frais de train pour ces preux chevaliers des temps modernes. Ces vaillants combattants du quotidien, armés jusqu’aux dents de leur carte de transport, affrontant chaque jour le dragon de l’heure de pointe, verront leurs bourses, habituellement aussi vides que le crâne d’un télévangéliste, légèrement moins légères.

Le noble ministre de la Mobilité, un certain Georges Gilkinet, tel un Lancelot des temps ferroviaires, a approuvé une nouvelle convention collective. Alléluia, mes frères et sœurs dans la misère des transports, le remboursement minimal passe de 56% à 71,8%. Et l’État, dans un geste de magnanimité digne d’un roi Arthur en fin de règne, ajoute une contribution de 7,5%.

Voilà donc environ 100 000 navetteurs bientôt plus riches de quelques centaines d’euros par an. Une véritable fortune, si l’on oublie que dans le royaume des chemins de fer, les trains sont aussi ponctuels qu’un lapin blanc en retard à un rendez-vous avec la Reine de Cœur, les sièges semblent tout droit sortis d’un atelier de torture médiévale, et les bousculades dans les wagons rappellent davantage une joute qu’un paisible voyage.

Mais ne boudons pas notre plaisir, chers navetteurs, car, selon notre ministre, ceci est un « message positif ». Un peu comme se voir offrir un parapluie percé en pleine tempête : ce n’est certes pas idéal, mais c’est déjà ça.

Ah, quelle générosité pour ces pauvres âmes condamnées à l’odyssée ferroviaire quotidienne ! Mais, le rédacteur de cette épopée bucolique a-t-il seulement déjà voyagé en train dans notre contrée ? Entre les changements d’horaires aussi fiables qu’une promesse électorale, des annonces plus rares que les apparitions du monstre du Loch Ness, et des rames qui disparaissent comme la vertu d’un politicien en campagne, le voyage en train chez nous est une aventure épique.

Et que dire de la suppression de trains, transformant les wagons en véritables boîtes de sardines sur rails, toujours alignés sur l’horaire flamand, car pourquoi donc faciliter la vie des Wallons ? Ah, le surréalisme ferroviaire dans toute sa splendeur ! Frustration garantie, non pas une, mais deux fois par jour !

En vérité, ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un meilleur remboursement, mais plutôt d’une indemnisation pour préjudice psychologique et physique. Et un peu de respect pour nos pauvres fessiers, martyrisés par ces sièges des petites lignes conçus par le Marquis de Sade en personne ! Ces souterrains truffés de chausse-trapes ou enduit de savon noir.

Mais comment ai-je pu oublier ces charmants rituels de nos compagnons ferroviaires ? Les portes, ces guillotines aléatoires modernes, se refermant avec la délicatesse d’un bourreau en fin de carrière, sur nos mains innocentes. Et les bousculades, ce ballet gracieux d’embouteillages humains, une danse macabre où chaque voyageur devient, l’espace d’un instant, un toréador en lutte avec la foule. Une poésie du quotidien, si l’on fait abstraction de la frustration, de la sueur et des quelques jurons poétiques qui émaillent ces moments de communion forcée.