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Lettres ouvertes pour ne pas fermer ma gueule ...

L’intelligence pour les nuls

Des outils pour ceci, des outils pour cela, un mode d’emploi pour ceci, un mode d’emploi pour cela … . Mais sapristi que fait-on des neurones de notre matière grise ? Si par un matin brumeux, j’ai un gps qui me mène droit sur un mur, dois-je le suivre ? Comment vais-je déceler qu’il y a un mur derrière le le rideau de brume ? Quand va-t-on apprendre aux jeunes à penser par eux-mêmes ? Quand va-t-on arrêter d’en faire des assistés du ciboulot et de créer toutes les conditions pour qu’ils le soient ? On aura encore le toupet de venir me dire que comme ils n’en sortent pas, ils ont besoin d’outils et de directives ! La boucle est bouclée !

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Brain crash ! Le psy cause toujours ...

Le petit diable dans la boîte noire …

Au terme de mes études, je me suis intéressé à l’informatique, c’était la période du plein boum des micro ordinateurs, du personal computer. Tel Homo sapiens quittant l’Afrique natale, l’informatique quittait la salle de calcul pour pénétrer dans les bureaux, bientôt dans les foyers, pour aboutir dans notre poche. J’ai ainsi appris quelques langages de programmation et j’ai également programmé. Puis d’autres appels du destin m’ont conduit ça et là, jamais loin des claviers, mais, hélas, hors des langages de programmation récents.

Néanmoins, de cette rencontre, il m’est resté une expérience où je ne peux m’empêcher de tirer des liens entre le fonctionnement de nos cerveaux et celui d’un ordinateur.

CG Jung voyait des rapports “numineux” entre la psyché et l’alchimie et, pour ma part, j’en vois des numériques entre notre pensée, notre raisonnement  et l’informatique : l’un se projette dans l’autre. L’informatique est le miroir de notre psyché. Cela me mènerait trop loin de tout développer ici mais je vais m’intéresser à un point : la difficulté qu’il y a d’être nuancé lorsqu’on travaille avec un système binaire. Watzlawick et Bateson (école de Palo Alto) parlent d’un langage numérique qu’ils opposent au langage analogique et ils comparent l’un à l’autre. Pour faire simple : le vinyle est analogique, le cd ou le fichier Flac sont numériques, ils contiennent des 1 et des 0. L’un et l’autre tentent de décrire et retracer la réalité du son. En cas de bug analogique, les conséquences ne sont pas les mêmes que pour un bug numérique. Voyez ou plutôt écoutez  la différence entre une griffe sur un 33 tours ou un CD !

Et bien, en langage numérique, il y a un problème de nuances, comme le fait dire la tradition à Nietzsche, dans son Zarathoustra : “Le diable se cache dans les détails”. Columbo dirait plus simplement : “Il y a un petit détail qui me chiffonne”, celui qui fait de l’innocent, un criminel… Cette petite nuance qui fait tout basculer ! 

Nous voulons l’absolu mais nous sommes finis face à l’infini, imparfaits face à l’archétype de la perfection qui nous hante. Nous sommes humains et être humain, ce n’est pas l’affaire d’un grand on/off, d’un être et d’un néant n’en déplaise à Sartre. C’est l’équilibre à trouver entre de multiples plateaux d’une balance aux bras aussi nombreux que ceux d’une pieuvre. Malheureusement, pour régler ces plateaux, nous devons passer par une série de on/off, de oui ou non, d’éléments binaires, de choix à faire, de choses à prendre ou à laisser. Si je choisis de devenir psy, je ne peux pas être informaticien ; si je me marie, je ne peux pas être célibataire. Mais à nous voir, nous voulons le beurre et l’argent de ce même beurre. Pourquoi ? Par notre incapacité grandissante à chercher l’équilibre entre nos besoins, à trouver le compromis nuancé satisfaisant entre nos paradoxes et dissonances cognitives. Par notre incapacité à renoncer quand c’est nécessaire. D’ailleurs, trouver un équilibre par une série de choix, renoncer, choisir n’est-ce pas en soi un paradoxe à résoudre ? 

Tout ces “c’est bien, c’est mal”, “c’est beau, c’est laid”, nous font croire en l’absolu. Mais  l’absolu ment par rapport à la réalité qui est bien plus complexe qu’un simple oui / non, une frontière sans no man’s land. Nez dans le guidon, nous roulons droit vers le mur du con et nous ne pourrons pas le franchir, juste nous y écraser. Sans une prise de conscience urgente, ce sera le drame grotesque ! Car derrière cette incapacité grandissante à nuancer, à réfléchir, à douter, se cache notre même incapacité à résoudre les conflits et trouver des compromis satisfaisants puis, surtout, à être satisfait de ces compromis.

Qu’y a-t-il de commun entre Pépé le putois, Blanche Neige et les sept nains, un employé qui se plaint de se faire harceler ? Un bouton de porte… Dans une BD de quand j’étais gamin. le héros de l’histoire avait voulu repeindre un bouton de porte. Mais, du coup, la porte jurait avec le bouton, il l’avait alors repeinte. Puis, ce furent le chambranle, le mur, les murs, la pièce entière et à cause d’un peu de peinture renversée, toute la façade de l’immeuble. Un énorme effet tâche d’huile ! A la fin du récit, le héros, perché sur le toit, hurlait tel un fou : “Plus jamais, je ne repeindrai un bouton de porte” !

Nous sommes ce fou ; le diable est caché dans le petit détail de notre pensée qui nous mène à l’emballement de nos programmes. Ils ne peuvent plus se stopper qu’en coupant le processeur ou en arrachant le câble électrique.

A l’heure qu’il est, suite aux réactions normales des femmes face aux phénomènes de harcèlement, des choses ont été remises au point. Mais pendant que les abrutis, les primates décérébrés, les striatums imbibés de testostérone continuent impunément à harceler la femme en short, le gentleman, l’homme bien élevé, n’ose plus aborder la potentielle compagne, de peur de passer pour un criminel. Dans un autre ordre d’idée, pendant que dans l’entreprise, on dénonce ce harcèlement utilisé par les managers et qui a poussé des employés au suicide, les gros fainéants, les petits tyrans ont vite fait de se dédouaner en accusant le chef de les harceler alors que ceux qui travaillent croulent sous des injonctions contradictoires, de plus en plus chronophages et imbéciles. Les seuils-limites ont chuté, déclenchant une alerte atomique, chaque fois qu’un lapin passe la frontière du jardin interdit. Le maraîcher sort vite son bazooka pour neutraliser l’intrus et fait feu à de multiples reprises. A cause d’une limitation de vitesse sans nuance, d’une tolérance zéro, il est interdit de dépasser 30 à l’heure sur un segment autoroutier à 4 bandes. L’imbécile enfonce l’accélérateur alors que le citoyen respectueux passe pour un idiot. Du coup, l’imbécile arrive à temps au rendez-vous de l’Histoire alors que l’idiot est encore en route.

Tout le système humain et humaniste est menacé par ce manque de nuances dans les limites et j’ai bien peur que notre processeur social, incapable de trouver un compromis, se contente de trouver des coupables, un âne, un bouc émissaire à l’image des animaux malades de la peste. Le temps de résoudre la crise, de passer à autre chose, pour que l’heure venue, le petit diable ressorte de notre boîte noire et revienne gripper les rouages de notre pensée.  

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Le psy cause toujours ... Le psychologue du quotidien

Le stress et le cloaque comportemental : Comment sortir de la voie de la violence ?

Le lien entre le stress et la rupture soit par dépression soit par explosion.

Tout commence par un simple article lu via Facebook : “Les enseignants sont épuisés de devoir prendre plus de mille décisions chaque jour” (Lien : https://www.bienenseigner.com/les-enseignants-sont-epuises-de-devoir-prendre-plus-de-mille-decisions-chaque-jour ) qui met en évidence le nombre de choix et de décision que doit opérer un enseignant au quotidien et la, je me souviens soudain d’autres articles parus autour de la surcharge mentale qui décrit le phénomène où il faut penser à tout tout le temps (Lien : https://www.planetesante.ch/Magazine/Psycho-et-cerveau/Stress/Charge-mentale-quand-le-cerveau-epuise-le-corps ). Et je me dis qu’on n’est vraiment pas loin de décrire le même phénomène qui lui-même peut-être ramené plus simplement à une sorte de dissonance cognitive (plusieurs cognitions sont en contradiction en nous-même) qui ne trouvent pas d’équilibre satisfaisant et s’installent dans la durée (Lien : https://youtu.be/8FbQCQgqNFI ). Au même titre que cela rentre dans la catégorie du conflit intrapersonnel même si ce n’est qu’un aspect possible de différentes formes que peuvent prendre ce conflit.

Souvent, on parle d’émotions réprimées pour décrire ce qui amène à un clash ou à une décharge émotionnelle mais je crains que ce soit plus complexe que la simple émotion réprimée. Il ne faut pas confondre un problème de pipette avec un problème de casserole sous pression. La casserole sous pression c’est le phénomène du stress, la pipette, c’est l’endroit où la vapeur se libère. Et lorsque qu’on bouche une pipette soit la vapeur trouve une autre voie pour se transformer ou sortir soit elle déforme la casserole.

La voie la plus classique pour que sorte la vapeur est celle de l’agressivité et de la violence. L’agressivité ou la violence peuvent s’adresser à un tiers (objet ou personne) qui sert d’exutoire ou de bouc émissaire ou elle peut aussi se retourner contre nous-mêmes.

Cette expression de la violence peut-être individuelle ou collective, codifiée ou sauvage, … et  à en lire les sociologues, psychanalystes, historiens et autres experts, le problème est très loin d’être neuf. Regardez l’histoire humaine, elle est jonchée de cadavres des victimes de ce langage des besoins qui ne sont plus remplis. 

Cela semble remonté à la nuit des temps. Un triste exemple est le site de Potocani (actuellement en Croatie) où il y a 6200 ans environ approximativement 41 individus ont été exécutés et jetés dans une fosse commune (Lien : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2021/03/archeologie-le-mystere-du-massacre-de-potocani). Cela n’a rien de neuf puisqu’un site similaire a été découvert à Halberstadt, en Allemagne et en France, à Achenheim, près de Strasbourg  (Lien : https://www.franceinter.fr/histoire/violences-neolithiques-le-premier-crime-en-france-aurait-eu-lieu-en-alsace).

Dès que les circonstances ne permettent plus l’équilibre, une forme de sécurité matérielle ou psychologique, la violence se déchaîne si on ne parvient pas à la réguler. Le pis, c’est que la grande masse des individus lambdas n’est absolument pas consciente de ce phénomène qui les dépasse. Pourtant, la violence et l’agressivité nous accompagnent depuis les racines de notre arbre généalogique, c’est même elles qui expliquent notre statut d’espèce dominante pour ne pas dire invasive sur la terre. 

Mais si la voie de la colère, de l’agressivité et de la violence est un classique, les autres émotions quelles qu’elles soient peuvent servir de point de déplacement. Ainsi la joie, les fêtes, les moments conviaux, de plaisir peuvent libérer cette tension, le plaisir pris dans les achats, la consommation, … . Vous voyez rapidement qu’il y a donc des moyens plus ou moins bien adaptés à l’homme et à la société de sortir le trop plein de stress. Mais plus ils y parviennent plus cela exerce un effet pervers, nous réussissons trop bien, notre population croit, les ressources s’épuisent et le stress remonte ainsi que la violence autorégulatrice.

Après avoir lu l’hypothèse de Desmond Morris (Le singe nu, 1971 et le zoo humain, 1970) qui suppose que depuis de l’homme s’est mis dans des système de vie en groupe très importants (villes, états, …) , ce que la sociologie appelle la massification, les ennuis se sont accentués. Je me suis rappelé une expérience décrite par Jean Dierkens lors d’un de ses cours après recherches, il s’agirait de celle de John B. Calhoun (Lien : https://sciencepost.fr/il-y-a-un-demi-siecle-une-theorie-sur-les-rats-predisait-leffondrement-de-la-civilisation-humaine/ ), en résumé en cas de surpopulation chez les rats, on voyait apparaître un cloaque comportemental (Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cloaque_comportemental ). Les comportements décrits étaient hyper-agressivité, déficience dans l’élevage des jeunes, cannibalisme infantile, augmentation de la mortalité à tous les âges et habitudes sexuelles anormales. Souvent, la population atteint un pic puis s’effondre. Augmentation des maladies physiques, les maladies mentales et psychosomatiques, les troubles alimentaires. Cela ne vous rappelle rien ?

Le plus terrible, c’est que la réponse de la société à tous les désordres est souvent de regrouper et d’entasser pour des questions de rentabilité. Que l’accompagnement des personnes en difficulté consiste souvent à les regrouper, ce qui explique sans doute, la redoutable inefficacité des différents systèmes.

Au niveau psycho-social, nous sommes de plus en plus en pleine crise de ce que certains psychanalystes appellent la crise de l’autorité et de ce que je préfèrerais nommer, de l’incapacité à faire face à la frustration comme le souligne Jean-Pierre Lebrun (Un monde sans limites, 1997). Toute notre société pousse à la consommation sans en donner les moyens. Elle donne l’illusion que tout désir peut-être rencontré. Pourtant, il faut bien admettre que pour tout être humain, il est impossible de passer certains obstacles comme la mort, la vieillesse, la souffrance, … . Comme le souligne Jacques Attali dans Les Trois Monde, 1981), posséder des objets permet de passer l’agressivité mais c’est une quête sans fin et sans limites comme nous le montre Sébastien Bohler dans son livre le Bug Humain (2019). Il est vital d’apprendre que notre monde présente certaines réalités à appréhender, certaines limites qui ici et maintenant, même si on peut tenter de les repousser, s’avèrent à un moment donné infranchissables. Notre société de consommation et de “cons” sommateurs (car j’affirme que involontairement nous sommes dans une spirale qui nous pousse à devenir de plus en plus stupides), est franchement dans un déni de cette réalité. Donc à un moment donné, la personne frustrée, non préparée, part en crise et emprunte la voie de la violence.

La solution pour sortit de ce cycle infernal de la violence qui se retourne contre nous-mêmes est d’arrêter cette croissance à tout prix de la population et de l’exploitation des ressources. Il faut donner un coup de frein à notre expansion démographique et à notre mode de consommation sans fin. Mais on en est très loin !

La crise de la COVID-19 n’a rien arrangé, bien au contraire !

Nous sommes déjà dans des circonstances défavorables sans la pandémie mais les mesures de confinement, si elles permettent de tenir au niveau sanitaire, ont mis toute la pression sur la santé mentale, sans lui donner les moyens de sortir la vapeur retenue.

Le stress s’est encore plus accumulé, alors qu’avant la COVID-19, il était déjà important suite à la conjoncture économique et planétaire. Ici, cela va devenir intenable et je crains des escalades violentes ou des implosions (suicides, dépressions, …).

Les exutoires qui existaient se sont raréfiés, plus de sorties, de délassement, de sport, … ce qui permettaient de sortir le trop plein est le plus souvent interdit.

Quelles seront les conséquences de cette crise au niveau du stress et des exutoires ? Il va y avoir à mon sens une crise économique, des fermetures, des pertes de moyens, … . Bref nous sommes très loin d’être sortis de l’auberge !

Regardez autour de vous, trouvez-vous les personnes plus ou moins stressées qu’avant ? Plus ou moins agressive ? Plus ou moins dans la tendance à passer à l’acte ? Ne serait-il pas temps de se poser des questions ?

Je ne suis pas très optimiste, ce qui semble régner, c’est l’aveuglement et le mur, encore une fois me semble terriblement proche.

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Psychologie du quotidien

Qu’y a-t-il dans la machine ?

Jean DIERKENS qui m’a donné cours à l’Université de Mons présentait dans son cours de psychologie générale une comparaison entre notre psyché et un ordinateur. Nous étions au début des années 1980, l’informatique était une puissance montante mais pas encore arrivée au point où elle en est aujourd’hui. Je pense que l’informatique de demain sera encore bien plus puissante. Si cette comparaison entre la psyché et l’ordinateur pouvait sembler chimérique en 1980, aujourd’hui, l’apparition de la robotique, de l’homme amélioré, de l’intelligence artificielle, … donnent à la comparaison une assise beaucoup plus réaliste et étayée.

Dans cette capsule, je présente notre hardware et notre software. C’est le schéma de Jean DIERKENS, du moins ce que j’en ai retenu (Mon syllabus s’étant perdu dans les déménagements divers et l’humidité d’un garage mal isolé de l’humidité).

Le hardware, c’est notre cerveau. On est beaucoup plus documenté sur la question qu’en 1980. Les neurosciences, comme l’avait prévu Jean DIERKENS ont évolués et nous apportent quantité de données nouvelles. La recherche bat son plein. Les mythes du cerveau gauche – droite, ont fait place à la description du cerveau haut – bas. Aux rôles de l’ocytocine, de l’adrénaline, de la dopamine, … . L’analyse du cerveau met en évidence certaines zones de notre hardware, telles le striatum, le lobe préfrontal, … . Nous allons de découvertes en découvertes.

Du côté des software, aussi, il y a du neuf.

Je dirais pour ma part qu’il y a des programmes préinstallés ou mis dans notre mémoire R.A.M. tels tous les automatismes de notre cerveau.

Je ne peux pas les détailler ici mais je vous invite à regarder quand vous le pouvez une intéressante émission en deux volets qui fût en son temps diffusée sur ARTE : Les automatismes de notre cerveau. Vous serez rapidement édifiés. On se rend compte que la où nous nous croyons libres, nous sommes quand même bien déterminés. Par exemple, en ce qui concerne nos coups de foudre amoureux, notre volonté pas si forte que cela, … .

Il reste les softwares liés à nos apprentissages d’abord conscients puis peu à peu automatiques et inconscients au fur et à mesure qu’ils se répètent et s’engramment dans nos neurones.

Je m’amuse parfois quand j’entends des collègues encore opposé Freud et l’approche comportementale. Car en définitive, quand on passe par les automatismes inconscient, on retrouve l’inconscient découvert par Freud sauf qu’il faudrait expurger sa pensée d’un dogmatisme certain.

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Psychologie du quotidien

Introduction à la psychologie du quotidien

Psycholgie du quotidien : Introduction

Je me lance enfin dans un projet qui mijotait depuis quelques années.

A force de donner des cours sur l’écoute, la résolution des conflits, la communication, la relation, la méthode Gordon, la communication non violente, la psychologie sociale, … . A force d’observer autour de moi et en moi, j’ai fini, comme Descartes, par me dire que j’allais penser par moi-même. Ici, je me décide donc à exprimer ce que je pense et mes hypothèses, au lieu de transmettre bêtement ce que d’autres ont tenté de dire ou de faire.

Je ne renie pas pour autant mes sources, voyez la rubrique « Merci qui ? ».

dans les pages qui suivent, je vais tenter de vous livrer la quintessence de ma pensée et de mes réflexions à travers un ensemble de capsules et d’articles.

Le titre « Psychologie du quotidien » vient d’une adaptation du titre de l’ouvrage « Psychopathologie du quotidien » de Sigmund Freud qui m’avait été conseillé par ma psychanalyste (Une psychanalyste jungienne, si je vous assure). C’est quand même inquiétant de se dire que durant ma formation, je n’avais jamais ouvert un ouvrage de cet auteur et que plus tard, j’avais bien plus lu des ouvrages de Carl Gustav Jung que de Freud lui-même. Heureusement, j’ai rattrapé ce retard par la suite.

J’aime bien la clarté des propos de Sigmund Freud et je vais donc tenter de pavenir à la hauteur de ses chevilles dans mes propos.

Bonne lecture et bonne vision des capsules.

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Le psychologue du quotidien

Quand nous nous considérons comme punis …

Tout commence par un clic anodin sur un article qui parle du sort des visons et surtout des élevages de visons, ne soyons pas hypocrite, en cette période de COVID.
Facebook a le génie de laisser s’étaler les propos de la pensée lambda et la mon regard tombe sur une phrase : “C’est l’homme qui est puni de l’exploitation honteuse qu’il fait des ressources de la planète !”. Et la, mon sens ne fait qu’un tour !
Un émotion agressive vient de jaillir de mon cerveau du bas réveillant mon cortex et l’enjoignant de mettre en mots ces maux pour le dire !

Il faudrait peut-être arrêter de penser la terre et l’univers en termes de récompenses et punitions !

Si je vous dis qu’il y a 4,468 milliards d’années, notre terre a été heurtée par un planétoïde nommé Théia, de la taille de Mars, me direz-vous que cette jeune terre de 100 millions d’années a été punie ?
Non. Du moins, je l’espère pour votre santé mentale.
Si je vous dis qu’il y a 66 millions d’années les dinosaures sont disparus de l’impact d’un astéroïde ou d’une comète dans ce qui est actuellement la péninsule du Yucatan et que c’était probablement le pire endroit de la planète où tomber, me direz-vous que les dinosaures ont été punis de s’être mal conduit depuis plus de 242 millions d’années ?
Non, du moins, je l’espère toujours pour vos facultés intellectuelles.
Si je vous dis qu’un pauvre hindou a eu un coup dur et fatal attribué vraisemblablement à un petit météorite et qu’il y avait selon Mark Boslough, physicien des impacts planétaires, des chances de l’ordre de 1 sur 100 milliards de prendre un débris cosmique sur la tête, me direz-vous qu’il a été puni ?
La avouons que les tendances vont commencer à se diviser.
Je suis certain que quelques cerveaux éclairés de lampes à huile fumeuses ne vont pas tarder à fouiller sa vie et trouver les inévitables fautes qu’il aurait commises, expliquant par là même le terrible châtiment !
Avez-vous déjà vu un seul homme dont la conduite a été toujours exemplaire et dénuée de la moindre faute ? Que celui qui le prétend me jette la première météorite !

Tout le monde commet une erreur à un moment donné ou à un autre qui cause intentionnellement ou involontairement du mal à autrui ou au bien d’autrui. Aucun de nous n’y échappe. Ce n’est tout simplement pas possible.

Notre évolution dans la vie, nos apprentissages, reposent sur des décisions, des expériences faites d’essais avec des réussites et des erreurs. Et il y en a qui causent des dégâts collatéraux.
Mais plus les conséquences sont graves, plus il devient difficile de ne pas tomber dans le piège des automatismes extrêmement tenaces de cette pensée rétributive issue du grand mythe de pouvoir et de soumission à l’autorité.

Pour vous mettre au courant, il y a des choses sur lesquelles nous avons prise et d’autres sur lesquelles nous n’avons pas prise. Ce n’est pas de moi, consultez les grands penseurs de l’antiquité et regardez plus loin que l’horizon de la pensée occidentale, vous retrouverez la même maxime.

Il y a d’abord les choses sur lesquelles nous avons prises : nous nous les expliquons et nous sommes capables d’agir dessus. Il est possible que depuis peu, nous ne sachions plus agir dessus mais nous cherchons la solution. L’exemple qui me vient est le vaccin pour la grippe qui a été trouvé et doit être adapté chaque année. Il y également les choses totalement nouvelles mais pour lesquelles nous cherchons la solution pour les maîtriser. Le meilleur exemple, c’est ce qui s’est passé avec la COVID. Nous tentons alors d’avoir prise, nous appliquons la résolution de problèmes avec plus ou moins de succès. Elles nous donnent de sérieuses prises de tête pour parvenir à franchir les obstacles qui se dressent devant nous. Parfois nous réussissons, parfois nous échouons.
Mais il y a des choses sur lesquelles nous n’avons pas prise ou d’explication et là, les ennuis commencent !
Face à ce qui nous dépasse, nous retombons en enfance.
Comme l’enfant maltraité placé en institution se dit qu’il est là, parce qu’il s’est mal conduit, qu’il a trahi ses parents, nous cherchons, dans une faute commise, la cause et le remède à nos malheurs !
Mais pour quiconque de sensé placé qui observe de l’extérieur, cet enfant est la victime pas le coupable.
Ah ressorts de la culpabilité, combien on pourrait compter les attitudes, désirs, intentions et comportements inadaptés que vous nous faites commettre !

Mais d’où viennent-ils ? De notre éducation pardi ! Et d’où vient notre éducation ? De notre société ? Elle est constituée de personnes plus ou moins éduquées par des personnes qui habituellement ont fait ce qu’elles ont pu pour nous faire nous adapter à la vie en société et en général !
C’est l’Ouroboros de la chaîne humaine de la vie ! Encore faut-il que ce cycle ne se mue pas en un boa “sui perniciosius”, celui qui finit par s’avaler lui-même !

Pourtant l’homme exploite l’homme, la chaîne alimentaire s’est muée en chaîne de l’exploitation des plus faibles par les plus forts. Des démunis par les nantis. Cette chaîne maudite qui nous enchaîne, c’est l’éducation qui la transmet. Pas l’éducation en soi, mais une partie de ce qu’elle transporte, elle-même issue des automatismes de notre cerveau lui-même bâti sur les fondations du monde animal où règne la loi de la jungle !
Si nous pensons si fort en terme de récompenses et punitions ce n’est pas simplement attribuable à certaines religions et philosophies, c’est dû aux noyaux de nos programmes inconscients et automatiques que notre cerveau a stocké au fil de notre évolution et qui nous ont fait réussir jusqu’à aujourd’hui mais quand je regarde l’histoire à quel prix de souffrances pour le plus grand nombre.

Ne vous dites pas en écoutant Clio que ce sont toujours les mêmes mauvaises chansons qu’on nous matraque ? Oh, les personnages changent, il y a quelques variations mais à part ça, quand on entend les débuts, on peut prédire la fin.

Comme dans « Les animaux malades de la peste », de Jean de la Fontaine, je vais vous conter l’histoire des gens impuissants face aux coups d’un destin parfois prévisible, parfois imprévisible, souvent aléatoire qui attribuent ce qui leur arrive à une faute. Soit la faute est commise par un tiers : “le bouc émissaire”, soit elle est commise par nous-mêmes et nous cherchons laquelle pour changer notre comportement et obtenir le salut !

Si nous prenons un mauvais coup du destin, cela peut-être dû à notre comportement mais aussi simplement au hasard et il convient de ne pas mélanger l’un et l’autre et surtout d’aller mettre je ne sais quelle puissance métaphysique derrière la deuxième possibilité.
Ce qui m’échappe, je n’y peux rien mais je vais devoir faire avec.
Arrêtons de chercher une punition venant d’en haut ou un responsable expiatoire trouvé en bas !
Reprenons notre intelligence, notre bienveillance et notre calme, gérons notre stress pour regarder la réalité en face et essayer de la comprendre pour trouver la meilleure solution possible.
C’est cela qui doit être la nouvelle quête du genre homo.

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Le psychologue du quotidien

Gainsbourg Gainsbarre, quand notre cerveau s’emballe …

Le 2 mars 1991 disparaissait Serge GAINSBOURG, il avait été consumé plus par les mécanismes inflatoires de notre cerveau que par son propre génie.Prenons un homme, il avait quelque chose à nous dire mais alors qu’il n’en est qu’aux 63 ans de sa vie, on le trouve mort sur son piano. Tué par ses addictions mais aussi par l’inflation de son striatum et de sa dopamine qui l’ont amené à brûler la chandelle de sa vie par les deux bouts.Sur le chemin de la vie, nous avons besoin du véhicule de notre corps pour nous porter. Il convient donc d’en prendre soin.Hélas, à quoi sert un véhicule s’il ne mène nulle part et si nous n’avons pas un sens dans le chemin à accomplir.Le destin de Serges Gainsbourg était d’avoir des choses à nous dire, son besoin relationnel primordial (cf. Jacques Salomé) était d’être entendu mais aussi d’être reconnu et valorisé. Il voulait d’un avenir meilleur pour lui, sans doute pour les hommes. Car sinon à quoi bon leur parler ? Mais un homme doit aussi prendre plaisir à ce qu’il fait sinon quel intérêt, quel bénéfice.Hélas, à cause des mécanismes inflatoires de notre cerveau, la machine du plaisir peut rapidement se muer en machine infernale. Méfie-toi disait Spinoza. Dans la Nature et dans notre nature, il y a des lois de l’équilibre qu’il convient de respecter, au risque de tomber.Que s’est-il passé ? A peu près la même chose que chez tous ces génies qui nous ont été trop vite arrachés.Quand j’écoute le Gainsbourg, avant qu’il soit Gainsbarre nous avons déjà quelqu’un de remarquable mais le problème c’est que pour lui, il n’est pas assez remarqué.Il n’est pas assez reconnu, valorisé, … . Le mécanisme inflatoire a frappé ! Plus on le reconnait, plus il a besoin d’être reconnu. L’adrénaline et le striatum l’ont hacké. Il est comme possédé par quête de plus en plus forte du plaisir qu’il retire d’être reconnu. Il a confondu le bonheur et le plaisir. Les apports de la dopamine avec les bénéfices de la sérotonine.Je ne suis pas dans la tête de Gainsbourg Gainsbarre, mais je suis avec le même cerveau que lui et sur cette base, je pose l’hypothèse qu’il s’est à un moment donné lancé dans des comportements de plus en plus provocateurs et déjantés car à chaque fois il en tirait de la reconnaissance. La dopamine lui procurait du plaisir, mais plus il éprouvait de plaisir plus il lui en fallait pour ressentir le même plaisir. Il s’était hacké à la dopamine.L’homme dont les besoins relationnels n’étaient pas assez écoutés, n’a pas choisi de diriger l’agressivité et la violence sur les autres de manière privilégiée, comme l’ont fait d’autres personnages, il l’a redirigée contre lui-même. Mais plus il s’approchait du soleil, plus il risquait d’y laisser des plumes, plus il prenait des risques sous les bravos de la foule, plus il risquait de se brûler. C’est ce qui a fini par arriver.Souvenons-nous de l’homme et des autres génies consummés à la sortie de la lampe de l’humanité, qu’ils nous servent d’exemple dans ce qu’il y a lieu de faire ou de ne pas faire quand notre cerveau s’emballe.

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Le psychologue du quotidien

Tu es comme le volcan mon frère …

Comment nous risquons un jour d’exploser du COVID

L’autre jour, en faisant revoir la géographie à ma fille, je me suis souvenu qu’il y avait deux types de volcans : les explosifs et les effusifs. Les premiers extrèmement, les seconds simplement dangereux. Les premiers ont un bouchon qui va sauter à un moment donné, faisant jaillir des nuées ardentes qui détruisent tout sur leur passage et projetant du soufre et de l’hydrogène dans la haute atmosphère. Je me suis souvenu du Vésuve, d’Herculanum, de Pompéi, du volcan de Santorin, celui qui a rayé la civilisation minoenne et à qui on doit peut-être le mythe de la chute de l’Atlantide, puis l’éruption du Laki, l’hivers volcanique et quelques années plus tard, la révolution française. « Dis, papa, pourquoi un volcan si dangereux est appelé un volcan gris alors qu’un volcan rouge l’est moins, ce n’est pas logique ? » Je lui ai alors expliqué que c’était un peu comme chez l’homme, qu’un zoologue qui s’appelle Desmond Morris avait décrit deux colères : la blanche et la rouge et que la plus dangereuse n’était pas quand l’homme devenait tout rouge, car il exprimait sa rage à travers son organisme mais que lorsqu’elle était blanche, il allait passer à l’acte et risquait de commettre l’irréparable. Et puis d’éruption en éruption, le lien ainsi tissé est venu s’agripper à l’actualité et j’ai vu monter une colère blanche sur toute la surface de la terre. Pas celle des éléments naturels, non, celle de l’humain confiné, réprimé. J’ai vu des manomètres lançant leurs aiguilles vers la zone rouge, un peu comme Carl Gustav Jung voyait venir une vague de sang déferlant sur le monde avant la seconde guerre mondiale. J’ai enfin vu venir le grand clash !Qu’est-ce qu’un clash ? C’est quand le cerveau du haut (rationnel et volontaire) ne parvient plus à gérer la pression exercée sur le cerveau du bas (émotionnel et inconscient) et que les comportements automatiques partent vers l’agressivité et la violence. Jacque Salomé, le dit bien : “La violence est un langage” et quand les besoins relationnels ne sont plus remplis, elle s’exprime.Où en sont nos besoins relationnels ? Nous sentons-nous écoutés, entendus, reconnus, valorisés ? Pouvons-nous rêver à des jours meilleurs ? Je préfère ne pas répondre.Plus trivialement, que fait une casserole où l’eau bout, si vous bloquez son couvercle, s’il n’y a pas une pipette pour laisser sortir la pression ?Je nous promet une explosion digne du volcan Toba, c’est-à-dire que si on ne prend pas conscience qu’il est grand temps de changer d’approche nous risquons un scénario digne de l’Aigle de Pathmos !On tente de sauver le travail mais il est en train de prendre la coloration de la phrase sur un sinistre portail : “Le travail rend libre”. Où est notre besoin de liberté ? Où est celui d’appartenance, d’expériences nouvelles ?Certes, on protège le besoin de survie mais à quel prix pour les autres besoins ?Ne serait-il pas temps de retrouver un équilibre, un compromis dans cette balance des débits et crédits entre nos besoins avant que survienne l’irréparable et le crash boursier de notre psyché ?En traçant ces mots, je m’efforce ici d’être effusif, je lance des fontaines de lave rouge pour attirer l’attention de qui peut et veut voir. Je me refuse à rester dans une vie grise et contenue, comme celle d’un con tenu par ses règles. A force de vouloir résister à la tentation nous finiront pourtant par exploser, car c’est au-dessus de nos forces ! Alors, nous mettrons le feu aux autres charges placées à côté de nous, en une gigantesque explosion de violence humaine dont l’histoire a le secret. Je ne pense pas que je serai ce détonateur puisque je pars en effusions dans l’écrit, mais vous qui me lisez, soyez attentifs à ne pas en devenir un. Préférez la voie et la voix du volcan rouge à celle du volcan gris. Et surtout, prenons conscience que les temps sont venus de déminer les automatismes de notre cerveau, en plus de cette crise liée au COVID.

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Le psychologue du quotidien Lettres ouvertes pour ne pas fermer ma gueule ...

Gouverner c’est oser avouer qu’on doute …

Mesdames et messieurs les politiques. Vous, qui je le pense encore, tentez de défendre nos valeurs démocratiques, notre liberté, notre santé, nos valeurs arrachées aux siècles d’esclavages par ce belge sortant du tombeau. Il est temps de revoir la partition que vous jouez, car, faute de courage, ces biens précieux pourraient bien être à nouveau ensevelis.Sauveur, victime persécuteur. Voilà la grande comédie humaine qui nous met en scène au quotidien dans le théâtre de nos relations.Mais ce petit jeu psychologique décrit par Karpman, est bien dangereux. Il fatigue, il épuise, il use quand on en abuse. « Ça va péter, j’en ai assez obéissez « crie le dernier. « Ça va pas, s’il vous plait aidez moi » crie la victime ! « J’arrive, je vais tout arranger. Ça va passer », crie le premier ! Oui mais voilà que soudain, coup de théâtre, les rôles s’échangent : Le Sauveur devient la victime, la victime le persécuteur et le persécuteur le sauveur ! La COVID a révélé les dysfonctionnements de notre système qui vacille et risque de tomber bientôt. Des populistes jaillissent en pagaille et vous harcèlent, leurs paroles séduisent, les vôtres font rugir quand elles ne font pas fuir. De sauveur vous êtes devenu victime et l’on vous croit persécuteur. A force de vouloir sauver, de vouloir recevoir les fleurs de Zorro, vous voilà devenu zéro. A vous vendre comme un produit, de jouer au bon roi lion, d’avoir peur de déplaire pour ne pas perdre d’électorat vous avez perdu la confiance, la congruence, la cohérence, l’authenticité, … . « Ralliez-vous à mon panache blanc » criait Henri IV haraguant ses troupes. Votre panache n’est plus blanc, vous l’avez sali à jouer avec le pouvoir. Vous n’êtes plus crédible. Bientôt, personne ne vous suivra ! A force de vouloir parler politiquement correct, vous avez ouvert la porte de votre carrosse à tous ces Ravaillacs persécuteurs qui s’instituent sauveurs avant qu’ils ne vous tuent. Le premier imbécile venu qui dit ce qu’il pense et croit ce qu’il dit, le plus manipulateur qui saura promettre les lendemains qui chantent en accusant le bouc émissaire va atteindre la première marche du podium, même si c’est un fiéfé incompétent ou le pire des pervers narcissiques. Pourquoi ? Parce qu’il sera crédible ou saura se rendre crédible dans ce qu’il dit, contrairement à vous qui hésitez, doutez. Vous ne maîtrisez pas totalement les commandes de l’avion en détresse, mais vous n’osez pas le dire. « Mais je suis Zorro! » A n’en point douter, vous vous dites que vous ne pouvez pas montrer que vous douter. Alors vous semblez mentir, cacher la vérité, pour, je l’espère, notre bien mais avec pour résultat qu’on finit par ne plus vous croire et que l’on vous prend pour le loup quand vous criez de nous cacher.La publicité fait acheter un produit mais quand le produit n’est pas bon, on a beau en faire la publicité, plus personne n’en veut et finit par en faire la contre publicité.Au lieu de vous entourer de directeurs de campagne, de conseillers en médias et superproductions pour réussir votre communication en vue des prochaines élections. Entourez-vous donc de gens compétents qui vous expliqueront l’axiome de l’englobement dans la communication selon Watzlawick : La relation englobe la communication. Si la relation est mauvaise ou n’est pas de confiance, la communication se passe mal, ne passe pas ou ne passe plus. Pas de tour de passe passe ! Il vous faut apprendre les rudiments de l’empathie, de la communication authentique, de la congruence. Vous n’êtes pas les pasteurs d’un troupeau de brebis inconscientes et imbéciles qui doivent échapper à un loup invisible et sanguinaire ! Nous sommes des humains pensants menacés par un virus. Mais à force de nous traiter comme du bétail, à force de laver plus noir que blanc, vous allez finir pas vous prendre coups de cornes sur coup de sabots dans les grandes prairies électorales. A la fin, c’est vous qu’on enverra paître ! Des urnes sortiront bientôt des bulletins noirs et marrons issus des cendres de votre désintégration ! Prenez votre bâton, allez écouter les gens tant qu’on ne vous jette pas encore à la porte. Pensez à l’état avant de pensez au pouvoir ! Pensez à l’humain avant de penser à vous. Pensez au gain de tous avant de favoriser celui de quelques-uns. Après, il sera trop tard pour vous, pour nous, pour la démocratie, pour la liberté !

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Le psychologue du quotidien

Où mène la voie de la grosse tête ?

Si un alien à 65 millions d’années lumière regardait dans notre direction, il verrait des dinosaures. Décalages et lois de l’espace et du temps ! Et pourtant, en cette antropocène malsaine, notre espèce du genre homo sapiens qui en est encore à ses balbutiements ne pèse guère plus que nos prédécesseurs à l’échelle de l’univers. Non me direz-vous, nous sommes sapiens, ces roseaux conscients et pensants ployants sous la pression des vents de la fatalité que nous mesure Pascal. Sommes-nous ce peuple élu du monde des vivants ? Vraiment ? « Connais-toi toi-même alors tu connaîtras l’univers et les dieux » était-il écrit au fronton du Temple de Delphes ! Pourtant tel Diogène, je cherche encore cet Homme, cet humain au-dessus des préoccupations animales primitives, de ses automatismes primates et primaires, de ses injections de dopamine auxquelles il est devenu accroc.Quand les dinosaures sont tombés, ils ne pouvaient pas comprendre ce qui leur arrivait. Nous, si nous disparaissons, combien seront encore capable de comprendre réellement pourquoi et comment ? Car si les dinosaures avaient pris la voie de la grande taille, nous, nous avons pris celle de la grosse tête ! J’ai la triste impression que les descendants de la philosophie des Lumières, cheminent vers des temps obscurs, tout en ayant jeté la lanterne de la science sur le bord du chemin. Nous nous prenons pour la lumière ! Quelle prétention ! Nous n’en avons pas besoin ! Quelle dérision ! Mesdames, messieurs la Lumière se conquière dans l’univers et en nous mêmes ! C’est un travail pour chacun à accomplir au quotidien. Comme toute discipline, cela demande du temps et de la pratique. Cela demande d’être tantôt actif, tantôt passif ! Mais notre système veut des « cons sommateurs », des producteurs de biens et services. Pas des emmerdeurs qui empêchent d’exploiter en rond les ressources naturelles au profit d’une espèce invasive. Ils doivent être assez instruits pour accomplir le travail demandé. Assez soumis pour ne pas remettre l’ordre en question mais surtout pas assez malin pour prendre une autre route que celle du profit, de l’expansion exponentielle, de l’exploitation à tous crins. Sur ce chemin de la croissance, il serait peut-être temps de se demander s’il n’est pas temps de bivouaquer, d’emprunter un carrefour. Nous allons droit dans le mur mais nous roulons tête baissée et dans le guidon ! Attention au choc, il pourrait être létal !