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L'art de rentrer dans le lard du sujet Les essais de Pascal Rivière

La grippe aviaire menace un million de connards

En ces temps de turbulence éditoriale, de la une du journal « Aujourd’hui en France » un écho se fait entendre : un battement d’ailes qui trouble le calme de la raison et la sérénité de la presse écrite. Le journal a titré : « La grippe aviaire menace un million de connards ». Quel canard ! Voici qu’une bande de palmipèdes, sujets volatiles d’une épidémie annoncée, se retrouve mêlée à un quiproquo lexical, un lapsus de plume si aiguisé qu’il pourrait fendre l’air d’un vol de canards sauvages.

Dans la lignée d’un esprit satirique armé de son ironie la plus acérée, d’un jongleur de mots et d’un maître de cérémonie, on pourrait imaginer un article qui dirait ceci :

Au sein de nos contrées foisonnantes, où la cocasserie semble parfois l’emporter sur la clairvoyance, un malentendu s’est glissé, tel un intrus, dans les trames de notre quotidien. Le canard, ce volatile si souvent confit dans nos assiettes, a été confondu avec son homonyme moins plumé mais tout aussi roturièrement évoqué. L’un gazouille, l’autre gronde ; l’un vole, l’autre insulte.

Un esprit vif et gourmand y voit un « confit d’intérêt », après ce qui semble être une « prise de bec linguistique » sans précédent. « Un canard dans le marais de la langue française, quiproquo croustillant », dirait-il, où les plumes se mélangent aux mots, les sifflements aux rires étouffés.

Une autre, avec un jeu de mots qui ferait pâlir d’envie un jongleur lexical, s’exclame : « Ils sont tous dans le même coin (coin) », faisant allusion à la fois à la convergence des foyers de contagion et à certaines réflexions hexagonales, en particulier sous “le doux soleil de Tourcoing”, nous chantonne Bourvil au clair de lune.

Un autre apporte sa solution et rétorque avec une pointe de pragmatisme morbide que cela « peut faire un peu de place », soulignant ainsi, peut-être, l’espace libéré par les volatiles disparus ou par les esprits bien placés qui volent autour de Marianne.

Un esprit taquin rappelle « à la volée » que depuis 2017, le nombre de ces malheureux palmipèdes, ou devrait-on dire de ces « malheureux sots », a sûrement augmenté. Un clin d’œil satirique à la croissance démographique de nos amis à plumes ou peut-être à celle, moins amusante, de nos propres travers.

Ainsi, dans un article imaginaire, nous aurions tissé un récit où chaque protagoniste apporte sa note dans un concert de réactions. Un esprit satirique aurait souri de ce tableau, un jongleur de mots aurait applaudi la prouesse linguistique, et un maître de cérémonie aurait certainement conclu avec une pointe de son humour noir que, dans le fond, nous sommes tous des canards dans l’étang de l’existence, parfois menacés par les virus de la vie, souvent sauvés par l’antidote universel : l’humour.

En ces jours de confusion, où le mot d’esprit vaut bien un festin, rappelons-nous qu’un canard, qu’il soit de la basse-cour ou de l’encrier, finit toujours par se faire plumer. Alors, chers lecteurs, que ce soit à la une de vos journaux ou dans les méandres de vos pensées, laissez la satire être votre guide et le rire, votre compas. Car, dans le grand marais des mots, il vaut mieux être le satiriste qui les manie que l’auteur chez qui le canard s’envole. Il risque fort de se faire canarder !

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Malin comme un chat !

Dans l’ombre d’une table, un chat, l’œil affamé,
Se traîne, épuisé, sans force, alarmé.
Cinq longues minutes ont passé, sans festin,
Son ventre crie famine, c’est un triste destin.


Ses croquettes dorées, loin de son museau,
Lui, noble félin, réduit à l’état de roseau,
Doit quémander des miettes, pour calmer disette,
Et voler à l’humain son repas, quelle défaite!


Le hamburger tentant, une île de saveurs,
Lascive comme le lard, aux prometteuses senteurs.
Une patte s’avance, un geste de voleur,
Pour ce pauvre petit, épreuve de douleurs.


Quelle misère de voir, dans son regard fermé,
L’appel désespéré, d’un être affamé,
Réduit à l’implorer, une bouchée volée,
Lorsqu’il est méritant de manger à satiété.


O monde cruel, où même un chat innocent,
Doit se battre pour vivre, et mendier en rampant.
Qu’un soupir s’échappe, pour ce chaton, si tendre,
Qui de la compassion, saura nous faire entendre.


Ainsi se conclut l’histoire, d’un chat bien nourri,
Qui joue les affamés, avec un bon appétit.
Garnie est sa gamelle, mais c’est dans l’humain qu’il croit,
Trouver le plus gourmet, un repas digne d’un roi.


Soyons donc indulgents, face à ce petit comédien,
Qui de sa patte fine, nous vole un bout de bien.
Car dans son œil malicieux, une leçon se dessine :
Même repus, nous convoitons, ce qui brille en cuisine.


Et rions de bon cœur, à cette mascarade,
Où le chat, en acteur, pour un rien nous persuade.
Qu’il est la pauvre bête, à l’appétit de loup,
Quand il est, en vérité, rassasié et surtout…

malin comme un chat !

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Le jeu de L’ego

Ah, subtil jeu de l’âme, en Lego construit,
Où l’orgueil de l’autre, gonflé, nous séduit.
Devant nous, un miroir, reflet de nos défauts,
Nos propres vanités, enflées comme il faut.

Quand l’ego de l’autre s’élève, tour immense,
N’est-ce point le reflet de notre propre essence ?
Ce que nous rejetons, souvent, est en nous-même,
Enfoui, dissimulé, mais présent dans l’extrême.

Moi qui m’agite et parle, devrais-je me taire ?
Dans ce jeu de miroirs, l’écho est solitaire.
Nous sommes si petits, sur cette terre, perdus,
Nos limites si vives, par l’orgueil détenus.

Pour compenser, parfois, notre stature mince,
Nous gonflons notre être, mais la vie nous pince.
À la fin, tout s’effondre, et l’on n’est plus qu’ordures,
Ridicule, minuscule, en l’ultime aventure.

Vaut-il donc la peine, monsieur, de pinailler,
Sur l’ego d’autrui, dans ce jeu dévoilé ?
Critiqueur et critiqué, dans la même rengaine,
Sommes-nous, en fin de compte, que poussière humaine?

Ainsi va notre monde, dans ses tours et détours,
Cherchant dans le miroir, la vérité de nos jours.
Dans ce jeu de Lego, où chacun se construit,
Se révèle en silence, le reflet qui instruit.

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Meilleurs Voeux de la SNCB

Le long de la gare et de la voie ferrée, deux ingénieurs prennent consciencieusement leurs mesures. Ils font le compte à rebours ; ils notent avec précision. Mais que nous préparent-ils ? Les prochains retards, pardi ! Les rames supprimées, les machines capricieuses, les annonces retardées, les signalisations bloquées… Bref, toute la panoplie du dysfonctionnement pour l’année à venir ! Ils affirment que, globalement, tout va bien. Est-ce une plaisanterie ou une simple illusion ? En matière de rhétorique, la SNCB brille davantage qu’en matière de communication ferroviaire. Bonne et heureuse année 2024, en espérant qu’elle ne déraille pas trop vite !

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Cat à strophes !

Dans une maison bien tranquille,
Un matou, agile peu subtil,
Sauta sur la table en un bond,
Renversant le vin, quel affront !


On espérait le déguster,
Mais hélas, tout fut gâché.
Le nectar, si précieux,
Se répandit, malheureux.


L’hôte s’exclama, « Quelle catastrophe ! »
« Ce chat mérite qu’on l’apostrophe !
Il est temps de lui apprendre,
Que la table n’est pas pour se détendre. »


Mais le matou, d’un air serein,
Se léchait la patte, sans chagrin.
Il semblait dire, avec malice,
« Qu’importe le vin, j’aime les vices. »


Ainsi, dans la vie, on voit souvent,
Que ce qui est triste pour les uns,
Peut être pour d’autres, un moment,
De joie, de plaisir, et d’entrain.


Alors, avant de condamner,
Ce matou pour son acte insensé,
Rappelons-nous que chaque être,
A sa propre façon de paraître.


Et même si le vin fut perdu,
Dans le cœur du chat, il fut bu.
Car pour lui, ce n’était pas une catastrophe,
Mais une aventure. Soyons philosophe.

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Lettre ouverte à Monsieur Farcebook !

Cher Monsieur « Farcebook »,
Laissez-moi vous conter une farce moderne, où vous, façonnier de cette étrange toile, êtes le marionnettiste d’une pièce absurde. Sous la figure tutélaire de Mark Zuckerberg, vous orchestrez une comédie de l’absurde où nos âmes, réduites à de simples données, se voient manipulées dans un ballet grotesque de recommandations indésirables.
Hier, quelle étrange coïncidence, j’ai observé une invasion soudaine dans mon cercle d’amis, me proposant des pages aussi inutiles qu’un parapluie dans le désert. Je constate, non sans une pointe d’ironie, que je ne suis point le seul héros de cette « farcebook ».
Jadis, une recommandation naissait de ma volonté éclairée, telle une étincelle jaillissant de mon esprit libre, pensant qu’un contenu pourrait chatouiller l’intellect d’un ami. Mais voilà que, tel un prestidigitateur maladroit, vous tentez de nous faire croire à une démarche spontanée, alors qu’elle n’est que le fruit d’un Troll de vos sombres algorithmes.
Monsieur Zuckerberg, vous dansez sur une ligne fine, jonglant avec nos droits comme un clown malhabile. Certes, j’ai consenti à partager mes données, mais de là à me transformer en pantin ou potiche de vos illusions numériques, il y a un gouffre que vous franchissez avec une audace frôlant l’irrespect.
Vos manœuvres, dignes d’un mauvais spectacle de rue, m’inspirent une envie de claquer la porte de votre univers de chimères. Pourtant, je reste, car des liens, fragiles mais précieux, me retiennent dans ce théâtre de la Farcebook.
Votre moralité, Monsieur, semble aussi élastique que la conscience d’un arracheur « dedans ». Je ne doute point que ce message atteindra vos oreilles, car dans votre empire de l’espionnage, je suspecte que chaque mot, chaque soupir, semble être sous votre regard inquisiteur.
Sans salutations, Monsieur, je vous laisse à vos tours de magie numérique. Il ne font rire que vous !

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De mal en pipi

Je me prépare à aller me coucher,
Quand mon attention est attirée,
Par la porte de la salle de bain entrouverte,
Aussitôt, je suis pris de sueurs, est-ce une alerte ?

Et là j’entends comme un écho,
Venu me tourmenter, oh oh,
Pipi sur le tapis, mes amis,
Pipi sur votre lit, oui oui,
Mais se satisfaire sur la litière, quel enfer !

Je rentre prudemment dans la pièce froide,
Mon regard tombe sur le tapis, à l’aide !
Il est mouillé, quelle horreur !
La diablesse aux yeux verts a commis cette laideur

Et là j’entends comme un écho,
Venu me tourmenter, oh oh,
Pipi sur le tapis, mes amis,
Pipi sur votre lit, oui oui,
Mais se satisfaire sur la litière, quel enfer !

Je saisis un sac en plastique,
Pour y dissimuler la dépouille suintante et critique,
Je sors, la rage au cœur,
Vers la machine à laver, pour effacer cette erreur.

Mon regard tombe sur la criminelle,
Je fixe l’abominable chatte, quelle rebelle,
Elle a une attitude angélique en sa panière,
Elle ronronne doucement, pour narguer à sa manière.

Et là j’entends comme un écho,
Venu me tourmenter, oh oh,
Pipi sur le tapis, mes amis,
Pipi sur votre lit, oui oui,
Mais se satisfaire sur la litière, quel enfer !

Pipi sur le tapis de jeu, c’est affreux,
Pipi sur le bonnet, c’est laid,
Pipi sur le cahier, ah fait ch..,
Pipi sur le sac du goûter… ça n’arrête jamais !!

Moi, je crois l’entendre murmurer,
Dans son sommeil de la juste, à rêver,
Pipi sur le tapis, c’est la vie,
Et moi, je reste là, dans mon lit, ah oui.

Cela va de mal en pipi !

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Son dernier carré

Ah, ce lapin. Il a le don inimitable de transformer une tâche aussi banale que le nettoyage de sa cage en un épisode digne d’un roman épique. Chaque fois que je m’approche, armé de ma pelle et de mon balai, je le trouve là, majestueux dans son indifférence, campé sur son carré de litière comme Cambronne et ses grognards tenaient la garde à Waterloo. Il semble prêt à défendre cette dernière parcelle de territoire contre l’invasion imminente de ma main bien intentionnée. Le regard qu’il me lance est chargé d’une telle intensité dramatique, que je crains à tout moment de lui infliger un stress post-traumatique si je devais l’arracher à son petit bastion. L’opération requiert donc une stratégie digne d’un grand général, une délicatesse dans l’exécution qui respecte à la fois son royaume de copeaux et sa souveraineté de petit être à grandes oreilles. En somme, c’est une bataille de volontés, où je me dois de manœuvrer avec l’habileté d’un diplomate, pour éviter de transformer son havre de paix en un champ de ruines.

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Space Oddity

Ayant poussé la porte de la chambrette, j’ai retrouvé dans un rayon de soleil, couvert de poussière, le livre « On a marché sur la lune » d’Hergé. J’en ai ouvert les pages et j’ai pénétré dans le sanctuaire silencieux du souvenir. Je me trouve, tel un voyageur solitaire foulant le long chemin de l’exploration de l’inconnu, parcourant les pages de cet album, m’embarquant dans un voyage non pas à travers l’espace, mais à travers le temps. Alors que les cases prennent vie, la fusée de Tintin allume un décollage similaire en moi, une chanson silencieuse où la gravité du souvenir perd de son emprise.


Des vieilles attitudes du panneau de contrôle à l’ascension maîtrisée de l’astronaute, chaque case est un pas de plus dans l’étreinte du passé. Et là, au milieu du silence de la réminiscence, une mélodie envoûtante filtre à travers l’éther des jours révolus : « Space Oddity » de Bowie, un écho spectral qui s’entrelace dans les couloirs de mon esprit. Mon cœur se synchronise avec le compte à rebours de Major Tom, les battements sautant de dix à un, tandis que les couleurs vives de la bande dessinée se fondent avec le noir profond du cosmos étoilé.


Flottant de cette manière si particulière, je ressens une apesanteur singulière; non pas du corps, mais de l’âme. Alors que Major Tom franchit la porte, je franchis le seuil de la mémoire. Chaque note de l’épopée de Bowie évoque des images de jeunesse, de rêves autrefois aussi vifs que la traînée ardente d’une fusée dans son ascension.


Le bleu de la planète en contrebas dans la bande dessinée fait écho à la mélancolie bleue de la Terre de Bowie ; une double vision de la teinte azurée du monde qui tire sur les coutures de la réalité et de la fiction. « La planète Terre est bleue, et il n’y a rien que je puisse faire », la voix de Bowie persiste, se mêlant à la vue de l’odyssée silencieuse de Tintin au-dessus de la lune. Dans ce moment de convergence artistique, mon histoire entre en collision avec celle de l’aventure lunaire de Tintin, le programme Apollo sur l’écran noir et blanc et la solitude profonde de l’exploration spatiale. Cela reflète l’acte solitaire de la lecture, où l’on est seul avec l’univers de ses pensées et des souvenirs trop éloignés pour être manipulés.


Dans cette expérience éthérée, alors que la fusée s’élève et que les vers de Bowie résonnent, j’atteins une épiphanie sur la marche inexorable du temps et la solitude immuable qui accompagne la beauté du souvenir ; une sensation aussi vaste que la mer étoilée où naviguent Major Tom, Tintin, Neil Armstrong et Buzz Aldrin, aussi immense que les mondes induits par les réminiscences du souvenir offertes à l’âme contemplative.

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Détournement de Métro – Un Amour de Madeleine

Pénétrant dans les profondeurs de la station Madeleine, j’étais animé d’une excitation presque enfantine. comme le protagoniste de la chanson de Jacques Brel, portant dans mon cœur des lilas d’émotions. J’anticipais avec joie de renouer avec les souvenirs heureux de mes premières flâneries parisiennes, guidé par les parfums familiers du métro. Comme Proust plongeant sa madeleine dans le thé, je m’apprêtais à immerger mon esprit dans les effluves du passé, espérant faire chanter ma mémoire au rythme des senteurs souterraines.


Mais, à mon grand désarroi, l’expérience s’avéra bien différente de mes attentes. Le parfum Madeleine de la RATP s’était évaporé. L’air de la station était imprégné d’une odeur tenace d’œuf pourri, signe révélateur de l’hydrogène sulfuré s’échappant des profondeurs sulfureuses de Paris. Cette fragrance oppressante ne rappelait pas les promenades enchantées, mais évoquait plutôt des souvenirs étouffants et sombres de la ville. L’odeur de plastique brûlé, reliquat du freinage des trains, s’ajoutait à ce mélange, remplaçant les images de splendeur par celles d’une décrépitude urbaine.


Comme dans les chansons de Brel et Dassin confondues, j’ai attendu, mais elle n’est jamais venue. Je me retrouvais entraîné malgré moi dans un « bad trip », un flot de souvenirs désagréables. Chaque respiration me ramenait à des moments de solitude dans les rues bondées, à des nuits d’errance sans but, à des rencontres froides et impersonnelles. Les effluves de la station, loin d’être des clés ouvrant sur des souvenirs chaleureux, me confrontaient à des pans oubliés et sombres de ma mémoire.
Le contraste était frappant entre ces réminiscences moroses et l’enchantement de mes premières découvertes parisiennes. Où étaient passés l’émerveillement et la joie de mes premières visites ? Engloutis, semblait-il, par ces odeurs toxiques qui, désormais, représentaient Paris dans mon esprit.


Les yeux clos, je tentais vainement de retrouver un vestige de mon affection perdue pour Paris, mais les parfums de la station Madeleine étaient implacables. Je poursuivis mon chemin, le cœur lourd, emportant avec moi non pas des souvenirs chéris, mais le poids d’une ville qui avait perdu son éclat dans les méandres de ma mémoire, une ville désormais loin des images idéalisées de mon passé; un Paris perdu que je j’aurais bien pleuré, telle une Madeleine.